Le miracle scientifique du Coran

Le miracle scientifique du Coran

Au nom de Dieu Le Tout Miséricordieux et Le Très Miséricordieux

Le miracle scientifique du Coran

Imam Ahmed Limame – Imam du centre Islamique de l’Outaouais | imam@cio-oic.ca

 Mes compagnons dans l’amour de Dieu. Parmi les moments importants que j’ai vécus et que j’aimerais   partager avec vous, il y  a  une séquence subtile qui a trait au miracle d’un hadith authentique énoncé par le Prophète et rapporté par l’Imam Mouslim, qui cite Abou Hourayra, que Dieu soit satisfait de lui. Ce hadith fait partie d’un autre plus long au sujet de  l’intercession du Prophète, le jour du jugement dernier. Dans ce hadith, authentique, le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue a dit : « Je jure, par celui qui détient l’âme de Mohamed entre ses mains, que la distance séparant les deux poutres fixant les  battants de l’une des portes du paradis, équivaut à celle séparant la Mecque de Al-Hijr, ou bien  celle séparant la Mecque de Bassora ». C’est à dire que la largeur de la porte du paradis, d’après cette information prophétique, est fixée par le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, qui a dit : « qu’elle équivaut à celle séparant la Mecque de Al-Hijr, ou bien, celle séparant la Mecque de Bassora ». Quant à Bassora, c’est une ville de Syrie qui fait partie de la circonscription de Der’aa. Alors que Al-Hijr, elle, fait partie de la circonscription de Al Ihsaa dans le pays des deux lieux saints. Ce qui est curieux, c’est qu’on a calculé sur Google Mappe la distance de la Mecque à Bassora  et celle de la Mecque à Al-Hijr, et on a trouvé qu’elles sont égales à 1272 km dans les deux directions. Ainsi, on voit bien que l’utilisation de l’expression « ou bien », n’est pas fortuite mais qu’elle a été formulée en connaissance de cause, ce qui confirme par ailleurs que le Prophète ne parle pas sous l’impulsion de ses passions  mais sous l’effet de l’inspiration divine. En effet, la distance de la Mecque à Bassora et celle de la Mecque à Al-Hijr est de 1272 Km. Gloire à Dieu ! Viendra un jour, ou cette distance suffoquera à cause de la bousculade : « Et il ne prononce rien de sa propre passion ».

Et pendant qu’on  parle de cette scène miraculeuse, voyons ce qu’il en est, au juste, de ce miracle scientifique du Coran et de ce miracle sous forme d’informations.

Le miracle scientifique du Coran : Il résulte du  fait que la révélation annonce une vérité scientifique, sans détour, c’est-à-dire tellement claire, qu’on n’a pas besoin de recourir à l’interprétation. Les spécialistes disent à ce propos : Le miracle scientifique repose sur trois piliers :

Le premier pilier : La vérité de la loi religieuse qui nécessite le recours à des expressions précises, qui ne prêtent pas à équivoque et désignent bel et bien le sens voulu par la loi.

En contre partie, ceci implique que la vérité universelle, mise à l’épreuve pour corroborer le miracle de la conformité de cette vérité universelle à celle de la loi religieuse, ait dépassé le stade théorique et soit établie comme telle  définitivement. Ensuite, on procède à la comparaison et à la mise en évidence des points de rencontre entre ces deux vérités. Bien sûr, il y a lieu de signaler une multitude d’exemples dans le Coran. Nous citerons à titre d’exemple que Dieu, L’Exalté, Le très Haut, nous a informé dans le détail des étapes de la formation du fœtus dans le ventre de sa mère. Ce que le Prophète, que Dieu prie sur lui et le salue, qui n’était ni biologiste  ni en possession d’instruments d’optiques pour visualiser ces étapes, nous a transmis ces révélations : « Qu’avez – vous donc à ne pas vouer à Allah la considération nécessaire. Alors qu’il vous a créés par étapes». «Il vous crée dans les ventres de vos mères, étape par étape, dans trois ténèbres».Dieu, L’exalté, Le Très Haut, démontre les étapes de la  formation du fœtus, en détail et avec des indications très précises : « Et nous avons en fait créé l’homme d’une descendance d’argile. Ensuite nous le fîmes une nutfah (gouttelette de sperme) dans un endroit bien établi, ensuite nous créâmes de la nutfah une « alaqah » (qui s’accroche) puis nous créâmes de la « alaqah »une mudghàh (mâchure). Puis nous créâmes de  la mudghàh, des os, puis nous recouvrîmes les os de chair, ensuite nous le formâmes une créature autre. Allah alors combla de bénédictions, le meilleur des créateurs. Ensuite, après cela vous mourrez sûrement. Ensuite, le jour de la résurrection, vous serez ressuscités ».

C’est là le récit de l’histoire de l’univers, de l’être humain et de la vie, présenté dans ces versets d’une manière circoncise, qui  a laissé pantois ceux qui ont été voilés et n’ont pas pu profiter de la lumière de l’inspiration. Ceux-là mêmes qui ont succombé aux tentations sataniques et sont demeurés hagards. : « Tel celui que les démons ont séduit sur terre, perplexe, ayant des amis qui l’incitent à la direction: Viens à nous! Dis : Certes, la direction d’Allah est la direction infaillible».

« Celui qui était mort et nous le vivifiâmes et lui donnâmes une lumière, par laquelle il marcha dans la voie des hommes».

La révélation, qui est entre tes mains, est une lumière qui illumine ton chemin parmi les gens,  c’est l’âme de la vie et des vivants. Dieu, L’Exalté, Le Très Haut dit: « De même, nous t’avons inspiré un esprit, sur notre ordre; tu ne savais point ce qu’est le Coran, ni la foi. Mais nous l’avons fait une lumière avec laquelle nous guidons qui nous voulons de nos serviteurs. Et toi, tu guides sûrement vers un chemin de rectitude, le chemin d’Allah, à qui appartient ce qui est dans les cieux  et ce qui est dans la terre. C’est vraiment vers Allah que toutes choses se destinent ». Mais, qui est-ce qui a introduit Mohamed dans ce monde de l’utérus, dans ce monde des ténèbres ? « Dans trois ténèbres ».  C’est-à-dire, qui est-ce qui a introduit Mohamed dans ce monde pour qu’il nous raconte, dans le détail, de ce qu’il en est  et que les découvertes scientifiques n’ont fait que confirmer en  donnant plus d’éclats ?  Dieu, L’Exalté, Le Très Haut dit à ce sujet : « Dis : L’a révélé celui qui sait le secret dans les cieux et la terre »

C’est sans doute une confirmation /attestation du Coran au Prophète Mohamed, que Dieu prie sur lui et le salue, qu’il s’agit bien d’une révélation  de Dieu, qui lui est destinée et qu’il est bien le messager de Dieu.

Dieu, L’Exalté, Le Très Haut dit aussi : « Dis : Quel est le plus grand en témoignage? Dis : Allah. Il est témoin entre vous et moi. Il m’a inspiré ce Qur’an pour vous en avertir, vous et ceux à qui il parviendra ».

Dieu, L’Exalté, Le Très haut, explique  dans son livre, que ce Coran comporte des récits et des informations sur l’univers, l’être humain et la vie. Il explique, aussi, que chaque information a une échéance. Viendra, alors, le moment où cette information se manifestera au grand jour  et les gens la contempleront de visu. Ainsi, l’événement se transformera d’une certitude intellectuelle à une certitude visuelle.  Dieu, L’Exalté, Le Très Haut dit à ce propos : « A chaque nouvelle, un point final, bientôt vous saurez». Bien, quand est-ce que cette échéance prend effet? Quand les gens la verront de visu : « Et dis : Louanges à Allah. Il vous montrera ses signes, alors vous les reconnaîtrez. Et, ton seigneur n’est point inattentif à ce que vous faites ». «Nous leur montrerons nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur soit clair que c’est la vérité. Ne suffit-il donc pas de ton seigneur qu’il est témoin sur toute chose ?».

Les spécialistes font la différence entre le caractère scientifique miraculeux et l’explication scientifique.  Ils considèrent l’explication scientifique au second rang par rapport au caractère scientifique miraculeux du texte coranique. En effet, ce dernier, c’est-à-dire ce caractère scientifique miraculeux, veut dire qu’on est devant une vérité qui met en exergue une vérité légale et une vérité universelle. Cependant que l’explication scientifique se cantonne au niveau du sens à donner aux mots. Ce sens  doit correspondre d’une manière ou d’une autre à l’une des significations admises par la loi religieuse et se prêter à d’autres interprétations. Ainsi donc l’explication scientifique est en fin de compte, une figure d’interprétation parmi d’autres, qui n’atteint pas la certitude et ne tranche pas  en faveur d’un sens précis. Comme le texte coranique comporte plusieurs figures de sens, on a toujours plaidé pour l’adoption de la meilleure  figure qui soit  car les versets s’apprêtent à ce jeu. D’ailleurs, nous l’avons dit souvent, s’il l’avait voulu,  Dieu, L’Exalté, Le Très Haut, aurait pu faire de sorte que le Coran n’ait qu’un seul sens, catégorique, qui ne laisse pas de place aux tiraillements et aux discordes : « Et ton Seigneur n’a jamais été oublieux». A titre d’exemple, Dieu, Le Très Haut dit : « Et les divorcées doivent observer trois (qu’ourou) menstruations ». Il aurait pu dire : « Et les divorcées doivent observer trois purifications, ou bien trois règles », le sens est le même. Mais il dit « trois » (qu’ourou) menstruations et le mot (qu’ourou)  se prête pour ce sens comme pour l’autre. C’est pour cela qu’Al Zarquachi, que Dieu bénisse son âme, a dit : « Sache, que Dieu Le Très Haut, n’a pas établi, à propos des sentences légales, des preuves irréfutables  qui ne prêtent pas à équivoque. Mais plutôt des preuves aléatoires qui se prêtent aux interprétations  et ceci dans le but d’élargir les horizons au profit des fauteurs » (Mouquallafoun). Ainsi, si la communauté se sent à l’étroit sur le plan juridique à propos d’un incident quelconque, elle peut recourir à d’autres rites plus cléments. Il faut savoir que la loi a pris en compte les changements de temps, de lieux et des circonstances qui font qu’une sentence prononcée en un lieu, peut s’avérer inadéquate dans un autre, d’autant plus que Dieu, Le Très Haut , n’a pas révélé toutes les règles et  toutes les sentences dans le  Coran.

En fait, les sentences légales (Ahkam charia) se divisent en deux :

Les sentences que le législateur suprême (en l’occurrence Dieu) a prévu, pour sauvegarder les intérêts immuables  des êtres humains, comme par exemple les droits d’héritage. Là,  les règles de partage annoncées ont été détaillées  de sorte qu’elles ne prêtent pas à équivoque. En effet, le Coran parle de la moitié, du tiers, du quart, du sixième et du huitième de l’héritage, selon les ayants droit. Ces règles sont valables en tout temps et tout  lieu.

Les sentences que le législateur suprême (en l’occurrence Dieu) a prévu pour les cas où les intérêts des personnes sont fluctuants. Là, il n’a pas énoncé des règles strictes ni des détails mais s’est contenté de brosser des règles générales, laissant  aux hommes de loi le soin d’exercer leurs facultés intellectuelles afin de formuler des normes juridiques, en fonction des cas qui se présentent. Certains ont voulu voir, là, un vide juridique.  En fait, c’est une largesse qui ouvre la voie aux êtres humains afin  qu’ils exercent leurs facultés dans ce domaine juridique toujours dans le cadre établi par le divin. Ils peuvent,  éventuellement recourir aux expériences d’autres nations, comme l’a fait Omar Ibn Alkhattab qui s’est inspiré des systèmes d’organisations perses, pour instituer les Dawawins, même si cette façon de faire n’a aucun lien avec les règles du chara’a.

Je vous ai donné, mes compagnons dans l’amour de Dieu, un bref aperçu concernant la question de la différence entre le côté scientifique miraculeux du Coran  et l’explication scientifique. Le premier évoque des vérités établies, quant au second il rappelle les interprétations liées au vocabulaire véhiculé.

Que Dieu nous fasse bénéficier de ce que nous avons dit et ce que nous avons entendu.

Je prie Dieu, pour qu’il nous guide sur la voie du succès, de la justesse et de la clairvoyance.

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