Résumé de la série de conférences autour du thème : Renouvellement du discours de vulgarisation religieuse en vue de son adaptation aux changements  spatio-temporels

Résumé de la série de conférences autour du thème : Renouvellement du discours de vulgarisation religieuse en vue de son adaptation aux changements  spatio-temporels

Au nom de Dieu  Le Miséricordieux, Le Très Miséricordieux.

Résumé de la série de conférences autour du thème : Renouvellement du discours de vulgarisation religieuse en vue de son adaptation aux changements  spatio-temporels

Imam Ahmed Limame – Imam du centre Islamique de l’Outaouais | imam@cio-oic.ca

Dans le but de faire profiter les membres de notre communauté et de propager le savoir parmi eux, il m’est agréable de vous présenter un résumé des principales idées que nous avons eu l’occasion de traiter au cours de la série de conférences, autour du thème suivant: « Renouvellement du discours de vulgarisation religieuse » et ce durant les mois écoulés.  Je me permets de rappeler  que Dieu m’a gratifié d’une participation à suivre un cycle de formation relatif à ce sujet, organisé par l’Académie des Juristes Musulmans d’Amérique,  à l’intention des imams des mosquées.  Ces cycles de formation sont organisés annuellement dans la ville de Chicago, aux USA.

A propos du renouvellement du discours de vulgarisation religieuse :

Le renouvellement du discours de vulgarisation religieuse veut  dire l’épuration de son contenu, de propos tendancieux, extrémistes et uniformes. Par la même occasion, il s’agit de renouveler la manière de sa divulgation en tenant compte des changements spatio-temporels, des auditeurs  et de renouveler, aussi,  l’effort de réflexion, en fonction de la transformation des données et tout en faisant la différence entre le renouvellement légal justifié et la déformation décriée .

  • Parmi les priorités du renouvellement du discours de vulgarisation religieuse : Mettre un terme à la discorde et aux divergences, tout en appelant au rassemblement et à la concorde, éviter les faux problèmes et les conflits artificiels autour des questions de l’effort de réflexion (Alijtihad), propager la culture de l’équité et de l’indulgence vis-à-vis du contradicteur au moment de la confrontation, tout en évitant d’adopter une attitude hautaine à son égard, ‘’Car une vivification des âmes par la pénitence est plus appréciée par Dieu, que sa persévérance dans le faux ‘’.
  • Equilibrer entre l’obligation de se conformer à la tradition et celle de la communion. En effet, l’objectif de la vulgarisation religieuse cherche toujours la foi juste et la voie sécurisée, alors que celui de l’action commune table sur le consensus, le rassemblement, et l’entraide, en vue d’affronter les défis contemporains.
  • Orienter le discours de vulgarisation religieuse vers la stimulation de la voie de Dieu, la révision des concepts et la préoccupation concernant les problèmes locaux des membres de la communauté musulmane par la diffusion de ce que tout musulman doit savoir à propos des vérités de l’islam au point de vue de la foi et des croyances et en orientant les masses vers l’apprentissage des sciences et la maitrise des mécanismes et  des moyens qui aident à accomplir cette tâche .
  • Veiller à ne pas transférer les divergences de l’effort de réflexion et des questions litigeuses à propos de la vulgarisation religieuse, aux lieux de prêche dans le but  de contenir ce conflit et de favoriser le rapprochement et l’acceptation de l’avis contraire. Car dans le fond ces questions doivent être débattues à huit clos dans le cadre des mécanismes et intermédiaires islamiques.
  • Se désolidariser du terrorisme qu’il soit lié à des groupes ou à des Etats et le réfuter quelque soit sa forme. Ceci ne signifie pas tolérer les autres formes d’injustice, telles que les guerres d’occupation, l’oppression et la dictature.

A propos du fondamentalisme et des fondamentalistes :

  • Le fondamentalisme est un concept nouveau qui implique une vision totale de la vie sur le plan politique, social, économique et culturel sur la base d’une foi religieuse. Dans le contexte historique il signifie un retour aux sources qui définissent l’identité civilisationnelle et culturelle des groupes et des nations. Mais de nos jours, il est associé au fanatisme et à la violence, surtout quand il s’agit d’islam.
  • Le fondamentaliste, dans la culture islamique, est celui qui maitrise les fondements de la théologie (du fiqh) du droit musulman. Cette dernière se définie comme la science qui œuvre à l’élaboration des règles et sentences pratiques à partir des preuves de détails. Quant au fondamentalisme, il désigne, en fait, dans cette culture islamique, l’enracinement, c’est-à-dire rattacher les règles et les sentences pratiques, de détails aux règles fondamentales, surtout pour ce qui est des affaires courantes et des nouveautés.
  • Le fondamentalisme musulman tel qu’il est perçu aujourd’hui : S’il est pris dans un sens littéraliste, sans tenir en compte des objectifs et des conséquences, ou bien dans le sens de la rigidité qui fait fi des facteurs spatio-temporels en ce qui concerne les règles et les sentences  ou bien dans le sens de rudesse,  de  violences et d’injustice vis-à-vis de l’autre , il est blâmable. Mais s’il est pris dans le sens de contrainte et de dépendance vis-à-vis des textes de référence du Coran et des hadiths authentiques, moyennant une compréhension intelligente et une bonne mise en pratique, en rattachant les sections aux fondamentaux, alors il est appréciable. Et de toute façon, le mieux serait de ne pas utiliser ce terme pour désigner les mouvements islamiques  car il y a une différence de signification et d’usage au cours de l’histoire musulmane et chrétienne.
  • Le fondamentalisme n’est pas l’apanage d’une religion ou d’une nation particulière : Il n’est pas non plus synonyme de fanatisme ou d’extrémisme en toute circonstance. En effet, les mouvements qui se proclament de fondamentalisme ne sont pas les mêmes et la pratique de la violence ne leur est pas forcément attachée. Car les motivations de cette violence sont dans la plupart des cas politiques, ou à cause d’injustices sociales ou économiques. Seulement quelque soit la véracité de ces injustices, rien ne justifie l’agression des innocents.
  • Centrer le discours accusateur sur le fondamentalisme islamique en omettant les autres formes de fondamentalisme moderne, tel que le sionisme , ou le fondamentalisme chrétien ou autre serait un paradoxe qui n’aiderait pas à résoudre le problème du fanatisme religieux et de la tendance extrémiste dans l’exégèse de ces textes.

A propos de l’esclavage :

  • L’esclavage est un ancien héritage historique. L’islam a tenté de l’enrayer en procédant par étapes successives. Il a, d’abord, réduit ses sources et multiplié ses fonctions, offrant par ce moyen un exemple inédit pour l’arracher des cœurs. Il a contribué également à l’humaniser en rétablissant la dignité de l’esclave, préparant ainsi le terrain à son abolition définitive en fonction des possibilités. Aujourd’hui, il est considéré comme un fait historique, après que le monde a fini par décréter son abolition. Ceci dit, il n’y a aucune objection légale dans le texte religieux à l’abolition de l’esclavage dans l’islam.

A propos de la polygamie :

  • La polygamie est un ancien héritage historique. Elle répond à un besoin humain dans certaines sociétés, qui ont vu s’accroitre le nombre de femmes et qui ont maintenu les restrictions pour ce qui est des relations extra conjugales. L’islam a préconisé un système qui autorise la polygamie tout en la soumettant à une condition : l’équité. Malgré cela il demeure inconcevable d’appliquer ce système dans les sociétés qui l’interdisent.

A propos de la musique :

  • La musique qui aiguise les instincts et invite à la débauche est à bannir selon l’opinion de l’ensemble des théologiens mais pour le reste, il y a des divergences bien que la majorité adhère aussi à l’opinion de l’interdiction comme le préconise les fouqahas. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle fait partie de ce qui prête à confusion et qu’il vaut mieux éviter.

A propos du crime d’honneur :

  • Le crime d’honneur est en fait un acte d’assassinat à l’encontre de la femme accusée d’adultère, commis par les membres de sa famille, pour, soit- disant laver leur honneur et leur réputation qui ont été bafoués. Il est à rappeler que l’interdiction de l’adultère et le fait de porter préjudice à la réputation d’une personne est unanimement approuvé parmi les musulmans, mais seul l’Etat est habilité à statuer sur la validité de ces crimes, et par la même d’appliquer les châtiments requis, car c’est l’Etat qui dispose des moyens coercitifs, et peut, par conséquent, fournir les garanties pour un jugement équitable. C’est dans ce sens que nul n’est autorisé à se faire justice lui-même, ni à titre individuel, ni collectif. Sachant qu’il est convenu que les sanctions sont à bannir aux moindres soupçons, ainsi que l’assassinat sous l’effet de l’impulsion et de l’honneur, et qu’elles sont considérées comme des actes criminels.

A propos  du concept de Jihad :

  • Le jihad, consiste à fournir l’effort pour la cause de Dieu (rehausser sa parole).Il peut prendre plusieurs formes : 
    • Par la parole : En divulguant ses messages, et en faisant  valoir ses preuves sur ses serviteurs par la voie de la sagesse et la bienveillante exhortation.
    • Par la main (en étant actif) : En s’opposant aux hostilités, en mettant fin aux éventuelles agressions contre la communauté des musulmans et en secourant  les faibles.
  • Seulement dans un monde ouvert, où les spécificités religieuses sont respectées, où la culture des droits de l’homme est diffusée à grande échelle ; et où l’oppression religieuse est incriminée, il n’y a pas lieu de se réclamer du jihad, qui a été préconisé au début pour défendre le mouvement libérateur de l’islam, empêcher les discordes et défendre les faibles.
  • Le jihad légal n’a rien à voir avec la violence qui s’est abattue sur des innocents, et qui a détruit les potentialités des peuples, que ce jihad soit mené par des groupes armés ou des Etats et des gouvernements.

A propos de la neutralité sur le plan international

  • La neutralité signifie l’abstention volontaire de faire la guerre, et de s’aligner sur l’un des protagonistes au cours d’un conflit. C’est l’un des choix qui peut-être adopté par les Etats en cas de conflits armés qui ne les concerne pas directement. Cette option a vu le jour au moment de la guerre froide, et vise à épargner le pays des retombées d’un éventuel conflit armé.
  • En pays d’islam , la décision d’opter pour ce choix incombe aux autorités de la communauté musulmane , qui sont les mieux nantis pour prendre la décision qu’il faut en fonction des enjeux spatio-temporels et la nature du conflit entre les belligérants .
  • La neutralité et l’abstention de faire la guerre , ne veut pas dire se dérober de défendre les faibles ,mais plutôt changer de tactique en optant pour un soutien diplomatique, en portant l’affaire devant les instances internationales et en faisant pression sur l’agresseur. Elle ne signifie pas non plus l’abandon des programmes de modernisation de l’armée pour dissuader d’éventuels ennemis.

A propos de la sanction pour apostasie :

  • La sanction pour apostasie, comme les autres sanctions incombe à l’Etat qui détient les moyens coercitifs et le pouvoir de fournir les garanties judiciaires. Par ailleurs, cette sanction entre dans le cadre de l’exhortation au repentir, qui incombe à la justice. L’opinion qui dit qu’elle est réservée à l’apostat qui prend les armes, reste valable. Mais le mieux serait de se pencher pour étudier les causes de l’apostasie et former les éducateurs afin d’immuniser les jeunes.

A propos des conflits de civilisation :

  • La civilisation musulmane constitue une solution à la crise des civilisations matérialistes contemporaines. Car elle est d’obédience humanitaire et universaliste dans ses perspectives et ses messages. Elle croit en la science et se base sur une foi pure qui s’adresse à la raison et au cœur et concilie entre le sentiment et la pensée mais aussi entre  la religion et la vie courante, dans le cadre d’une tolérance religieuse inédite, qui n’a pas eu d’égale dans les autres civilisations.
  • La norme dans les relations entre les civilisations, c’est qu’elle soit basée sur les rencontres, le dialogue et l’entraide. Elle peut donner lieu à la concurrence et à l’émulation, mais dans le cadre du respect de la dignité humaine et la reconnaissance effective des différences culturelles, ainsi que le droit de chacun de sauvegarder son patrimoine ses valeurs culturelles, morales et religieuses, et de refuser leur altération. Elle reconnait aussi la diversité des voies de la connaissance et s’oppose aux tentatives de déstabilisation et de fomentation de crises entre les civilisations. De même qu’elle œuvre continuellement pour trouver un terrain d’entente entre les différentes civilisations sur la base d’une volonté commune de favoriser les principes de justice, de paix et de solidarité, ainsi que d’un engagement à faire participer tous les peuples et les nations , sans discrimination , à l’élaboration des décisions , et la répartition des bienfaits, au niveau local et mondial .

A propos des relations avec les Etats non musulmans:

  • La norme à notre époque, dans les pays du monde à majorité non musulmane, c’est la prépondérance de la notion de pacte qui se manifeste à travers tout un arsenal de procédures à savoir : les visas d’entrée, les certificats de résidence, les cartes d’identité ; en plus des clauses garantissant l’interdiction de l’injustice et de l’agression et cultivant l’entraide et la solidarité.
  • Ce fond n’est pas remis en cause en cas de conflits entre ces Etats et l’un des pays musulmans. En effet, tout musulman en situation régulière continue de jouir de ces clauses, qu’il soit citoyen, ou résident ou visiteur.

A propos de la présence dans des circonstances ou l’on boit du vin :

  • Il n’est pas permis de prendre part à des réunions ou l’on sert du vin. Si le musulman pouvait en écarter l’usage sans enfreindre les liens de courtoisie qu’il le fasse, sinon, s’il est contraint d’être présent, il se contente de désapprouver dans son fort intérieur cet usage. Il fait l’effort aussi de s’éloigner autant que possible de ce breuvage. Quant aux autres interdits comme la viande de porc, il n’y a pas de mal à ce qu’il côtoie ceux qui la mangent, s’il est obligé de répondre à leur invitation.

A propos de l’empoignade de la femme étrangère :

  • La norme à suivre, c’est d’éviter d’empoigner (serrer la main)  la femme étrangère  comme c’est stipulé dans les interdits. Mais comme cet interdit a été préconisé pour couper court aux tentations,  il serait tolérable, si les circonstances l’exigent (pour éviter de perdre un droit,  ou empêcher un délit …) d’enfreindre cet interdit ; tout en essayant, dans la mesure du possible, de s’en passer en procédant d’une autre manière : en faisant des signes de la tête par exemple. Quant aux vieilles personnes l’empoignade reste d’usage, s’il n’y a pas de tentation.

A propos de la prière sur l’apostat qui est ramené mort par les siens :

  • Il n’est pas permis de faire la prière sur l’apostat mort , si on est sûr de son apostasie par sa conversion au christianisme ou au judaisme. Mais dans le cas ou l’apostasie n’est pas confirmée, on peut effectuer la prière en donnant l’avantage à l’islam, car l’erreur d’effectuer la prière sur un non musulman est moins grave que de ne pas la faire.

A propos de la participation aux fêtes des non musulmans :

  • La règle de base dicte la clémence et la justice avec les non musulmans. Par conséquent il serait bien vu de partager leurs fêtes, comme les mariages, les naissances etc…, afin de cultiver l’entente et l’amitié. Quant aux fêtes à caractère religieux, elles sont en fait spécifiques à chaque communauté, et il n’est pas permis d’y participer. Seulement et par convenance il est loisible de leur souhaiter bonne fête : happy holidays !

A propos de la prière collective en présence des non –musulmans :

  • Si la prière se limite aux invocations, il n’y a pas de mal d’y participer pour implorer pour la bonne guidance, pour la paix, et pour la protection contre les cataclysmes. Mais s’il s’agit de la prière dans le sens conventionnel, il n’est pas permis d’y assister.

A propos de l’entrée du non musulman dans la mosquée :

  • Il est permis au non-musulman d’entrer dans les mosquées à condition de respecter le lieu et ceux qui font la prière. Il est permis aussi de laisser le non- musulman participer à la prière à condition de ne pas défaire les rangs, et de se mettre au bout de la rangée ou bien en arrière des rangs.

A propos du port d’un signe distinctif, comme une tenue, pour les hommes de science :

  • Le principe de base autorise de porter d’un habit distinctif, à moins qu’il ne comporte des interdits, tels que le dévoilement des parties intimes, ou le déguisement à la manière des pervertis, ou encore selon les normes vestimentaires d’une autre communauté, ou du sexe opposé. Par ailleurs, il n’y a pas d’inconvénients à ce que les hommes de science portent des tenues distinctives ou sportives. Ils peuvent aussi porter des cravates.

A propos du phénomène terroriste en Orient :

  • L’affirmation du fait que l’islam est une religion d’équité et de tolérance, et que le voisinage dans le même pays engendre une cohésion sociale qui est à même de créer les conditions d’une coexistence entre les membres de ce  pays et ce, quelque soient leurs divergences de croyance, n’est plus à prouver. Ce qui implique l’existence de droits et de devoirs de part et d’autre, qui font que l’intégrité physique, morale et matérielle devient le point commun qui ne peut être modifié que par la loi et les règlementations en vigueur.
  • Condamner le terrorisme sous toutes ses formes, et appeler à lutter contre ce phénomène où qu’il se trouve, d’où qu’il vienne et de quelque communauté qu’il émane, que cela soit d’un Etat ou d’un groupe ou d’un individu. Ce phénomène est condamnable quelque soit l’argument, l’interprétation et l’intention que ce phénomène donne à son action.
  • Le terrorisme, d’un point de vue islamique, consiste dans l’agression exercée par des individus, des groupes, ou des Etats sur une personne pour sa religion, pour sa santé mentale, pour ses biens ou pour sa réputation. Il équivaut aux crimes de guerre auxquels la Charia a réservé les sanctions les plus dures. Il est conçu, de nos jours, selon un concept global, et se définit de plusieurs manières selon les goûts des personnes. En islam, s’il vise des exempts, des innocents, et des non combattants, il est déclaré illicite.
  • Mettre l’accent sur la nécessité de s’attaquer aux causes qui sont derrière ce fléau et son expansion, et qui continuent à l’alimenter. Ces causes se résument : aux dictatures, aux mesures coercitives contre la religiosité, à l’oppression des savants, aux actes criminels auxquels se livrent les groupes ethniques fanatisés, aux guerres de domination, et au pillage des richesses et des potentiels des peuples dominés.
  • La mise en garde sur le danger de l’extrémisme religieux, la nécessité de contrer ses menées subversives, et de s’occuper de la vulgarisation religieuse au lieu de se livrer à classifier les gens et les associations.
  • Soutenir en tout lieu, que les sanctions légales sont l’apanage des autorités légales, et qu’aucune personne ou organisation ou association n’a le droit de les exécuter.
  • Diffuser à grande échelle la ligne médiane en islam, condamner l’extrémisme et persuader ses tenants de sa nocivité, reste le moyen le plus approprié pour la prévention et la lutte contre l’extrémisme.
  • Mettre fin aux atteintes à l’environnement, et lutter contre toutes les formes d’agression éventuelles afin de sauvegarder le droit des générations futures à un environnement saint, réorienter le développement industriel et technologique en vue d’éviter les dangers et les cataclysmes qui menacent l’humanité.

A propos de la tolérance du mariage homosexuel : Quelle attitude adopter sur tous les plans ?

  • L’interdiction de l’accouplement entre les hommes ou les femmes est un précepte islamique, qui ne prête pas à équivoque, et donc ne peut faire l’objet de divergences ni pour ce qu’il est, ni pour l’attitude à adopter à son égard.
  • Deux choses doivent être prises en compte, en présence de ce phénomène:
    • Premièrement: L’obligation d’apporter les clarifications suivantes :
      1. Les minorités islamiques ne cherchent pas à imposer aux autres leurs lois religieuses, mais tentent de les interpeler pour leur apporter conseil. Car l’islam interdit aux individus, comme aux groupes de se substituer aux autorités légales pour interpréter les lois, et prendre des mesures coercitives.
      2. L’islam interdit à ses adeptes d’espionner, de chercher les anomalies des gens, et de dévoiler les secrets.
  • L’islam n’interdit pas d’exprimer librement les manifestations naturelles d’une anomalie quelconque dans la voix ou les gestes, tant que cela n’est pas une imitation voulue par des femmes pour les hommes ou par des hommes pour les femmes.
  • Deuxièmement : Eviter de s’impliquer dans les disputes médiatiques, juridiques et politiques. A moins qu’on ne cherche par là à conseiller ou à se faire conseiller, ou à apprendre les enseignements de notre religion. Mieux vaudra orienter l’effort pour une prise en charge des jeunes, afin de les immuniser contre ce fléau.

A propos de porter le nom du mari ou de sa famille après le mariage, pour la femme musulmane :

Il n’est pas permis de porter une filiation autre que celle du père légitime. Mais s’il s’agit de simple procédure d’identification d’usage qui n’entraine pas de confusion au niveau des filiations, il n’y a pas de mal à ce que la femme mariée porte le nom de famille de son mari. Toujours est-il, qu’il est préférable de s’en passer tant que le besoin ne se fait pas sentir, car il reste difficile d’écarter le risque de confusion en ce qui concerne les filiations.

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